E t si l'on parlait un peu de chevaux ?  Le week-end dernier j'ai été alertée par une cavalière qui randonnait du côté de la Drôme et qui avait remarqué, au milieu d'un troupeau, une petite pouliche de trait se traînant à côté de sa mère et ne pouvant pas se lever sur ses postérieurs. Notre randonneuse émue se met à la recherche du propriétaire et a apprend par ce dernier que le bébé comtois avait eu un accident la nuit d'avant. La pouliche avait essayé de sauter dans un râtelier de prairie où elle était restée bloquée toute la nuit. Avertie de ces faits par mail le samedi 14 et après avoir examiné la photo jointe, de très près, mon inquiétude n'a cessé d'augmenter et quelques recherches plus tard, je décide d'appeler le propriétaire. Ce dernier commence par s'emballer, me disant de m'occuper de mes affaires. C'est alors que j'ai opté pour la douceur, quelque peu hypocrite, mais qui permet le dialogue, indispensable dans ce cas. J'apprends donc que le vétérinaire est venu, diagnostiquant des lésions musculaires et peut-être une luxation de la hanche, mais que sans radio, il était difficile de savoir si il y avait une ou plusieurs fractures. A partir de cet instant l'image du pauvre bébé ne m'a plus quittée et l'envie d'atteler mon van et de voler à son secours n'a fait que s'amplifier. Je rappelai donc l'éleveur, lui proposant de racheter cet animal dont il ne pourra jamais rien faire et dont le destin " boucherie chevaline" semblait bien compromis pour un poulain de 2 mois. Il finit par accepter et, dés le lundi matin je partais, direction le nord de la Drôme accompagnée de Nella, "gentille délatrice". Nous n'avons bien sûr pas pu prendre de photo à notre arrivée sur place mais les larmes nous sont vite montées aux yeux en voyant le triste tableau et en respirant cette "odeur de mort" que je connais déjà trop bien. L'état infectieux était très avancé, les escarres étaient couverts de pu et la pouliche gisait couverte de mouches au milieu des excréments de sa mère. Mon espoir de la sauver commençait à s'envoler mais j'ai vite senti une sorte d'énergie vitale qui se dégageait de ce petit animal pour le moins, agonisant. Je vous passe les détails de l'embarquement à la fourche du tracteur, l'énervement du paysan et l'ambiance tendue qui en découlait mais, une heure après nous emmenions notre précieux trésor en direction du refuge. Nous avons pu négocier le prix en faisant descendre de 300 euros à 200, expliquant que les chances de la sauver étaient quasi inexistantes et que le fait de la laisser agoniser à la ferme ne lui rapporterait pas un centime. Pendant le voyage nous avons, au téléphone, supplié nos vétérinaires de bien vouloir nous attendre, malgré l'heure tardive et quelques heures plus tard, l'appareil de radiologie nous apprenait qu'aucun membre n'était fracturé. Depuis la jolie Twiggy est choyée par toute l'équipe, elle est levée au palan régulièrement, soignée, perfusée. Un traitement par injection lui a été prescrit et nursing (la retourner plusieurs fois par jour) et rééducation sont devenus notre quotidien. Chaques jours nous notons un nouveau progrès, aussi petit soit-il, mais qui nous permet de garder un peu d'espoir. C'est un amour. Se tiendra-t-elle un jour debout sur ses 4 pieds ? C'est la question cruciale.j'y mets mon savoir, mon expérience et mon amour et l'équipe me suit, pourvu que ça marche ! Même mon chien Sisco vient veiller sur elle ! Twiggy sera-t-elle une nouvelle miraculée du refuge ? Le mardi 17 fut une très grosse journée alliant soins intensifs, maréchal ferrant, livraison et, la cerise sur le gâteau la naissance d'un joli poulinou. Certes c'est un événement très heureux mais, en un jour déjà si bien rempli, nos forces commençaient à nous manquer. Ne l'attendant pas tout à fait aussi tôt nous n'avions pas changé la jument de parc, changement prévu pour le lendemain. Il a donc fallu porter le poulain à bras et c'est qu'il était déjà bien lourd le joli coquin ! ! ! Quelques jours avant nous avons eu une grosse averse et Hasba a trouvé très confortable de faire son bébé dans une grosse flaque de boue ! La mère et l'enfant se portent bien. |
le 26 mars 2007 Si nous sommes un peu en retard à notre rendez-vous, c'est que ces deux dernières semaines ont été particulièrement chargées suite à cette saisie de chiens que vous avez pu découvrir la fois précédente. Les week-end aussi ne nous ont pas permis beaucoup de répit car ils ont été consacrés à l'avancement de la pose des nouveaux abris. Les photos suivantes sont une preuve de l'activité intense des 17 et 18 mars où, grâce à à nos amis bénévoles et Jean-Claude, mon mari, nous avons pu terminer un abri de plus pour 4 juments qui ont été bien heureuses de pouvoir se préserver de l'affreux mistral soufflant à plus de cent kilomètres à l'heure pendant toute la semaine.  Quant au dernier week-end, pour ne pas perdre la main, on a pris les mêmes pour recommencer ! Ils ont pu couler une dalle destinée à recevoir un autre abri pour nos petits poulains sevrés qui sont actuellement en box pour un minimum d'éducation car ils sont plutôt turbulents et ils ne manquent pas de "peps".  Puisque nous parlons des poulains, il est temps de vous donner des nouvelles de notre fameux procès corrézien. Comme vous le savez nous étions en appel à Limoges le 9 février et depuis nous attendions le délibéré pour le 16 mars, le coeur battant, sachant que plus de quarante chevaux étaient sur la sellette. Ce jour là la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Limoges a rendu son arrêt et autant vous dire tout de suite que c'est pour nous une petite victoire. Victoire oui, car une fois de plus la Cour nous a confié les chevaux et c'est le principal, mais petite, car la peine de prison avec sursis n'a pas été prononcée, ni l'interdiction définitive de détenir des animaux. En revanche, la Cour a comfirmé la culpabilité de M. Perrier sur tous les chefs de la prévention en ordonnant la remise définitive des animaux saisis, à l'association. Compte tenu des éléments très particuliers de cette affaire, cette décision ne peut que nous satisfaire. Je vous rappelle qu'au moins cinq nullités de procédure avaient été soulevées et que leur rejet nous a carrément rassurés. Au niveau des amendes, nous observons une petite augmentation, quant aux dommages et intérêts dus aux parties civiles ça ne va pas chercher bien loin, nous remboursant à peine nos frais d'avocat. Mais ce n'est pas tout. Le vendredi 20 mars, je recevais au courrier une lettre recommandée me signifiant le pourvoi en cassation de M. Perrier ! ! ! C'est vrai que j'en parle depuis longtemps de ce fameux pourvoi, ce qui fait que je n'ai pas été plus étonnée que ça ! Donc re-belote, aucun cheval ne pourra être adopté jusqu'à la prochaine décision. Je vous rappelle que, pour que le pourvoi soit pris en compte il y a quelques obligations à remplir comme le paiement des amendes à l'état ainsi que les dommages et intérêts. Ceci mis bout à bout représente tout de même une somme rondelette et nous pouvons espérer que "le bas blessera". De toute façon que ce soit en cassation ou autre, on ne peut pas perdre sur le fond, les faits reprochés sont trop graves. Affaire à suivre. Des nouvelles de nos chiens rescapés :  Voilà encore une affaire bien pénible pour ces pauvres bêtes qui ont été particulièrement trimbalées ces derniers temps et qui risquent de l'être encore lors d'une éventuelle adoption. Nous avons pu les loger dans les anciens enclos des loups que nous avons aménagés en chenil. Je crois pouvoir dire qu'ils sont vraiment chouchoutés ces petits ! Plusieurs bénévoles se relaient à leur chevet, d'une part pour les sociabiliser, d'autre part pour pratiquer les nombreux soins nécessaires. Il a fallu tout d'abord les emmener au toilettage impérativement, ensuite éradiquer la toux du chenil attrapée à la fourrière, appliquer des antiparasites, s'occuper des oreilles et des plaies multiples. Pauvres petits loulous, certains n'avaient presque plus de poils ! Déjà des adoptants se profilent à l'horizon et ça fait chaud au coeur de savoir que certains d'entre eux vont bientôt trouver une vraie vie de famille. Demain deux petites chiennes seront stérilisées (beaucoup d'entre elles sont encore pleines) et pucées, elles partiront directement chez leur nouveaux parents que je connais particulièrement bien et dont je réponds comme de moi-même, ce sont deux petites veinardes qui méritent bien un peu de bonheur ! La famille est presque au complet, il nous faut encore attraper les trois ou quatre restant sur le site mais je pense que ça ira vite car une association nous a prêter deux cages de capture et ça marche plutôt bien. Dans la mesure où on les y laisse très peu de temps, c'est un moyen moins traumatisant. C'est Dany qui m'aide dans cette tâche et nous faisons une équipe de choc, dans le calme et le plus de douceur possible. Nous ne manquons pas de nous asperger chaussures, chaussettes et pantalons de produit anti-puces à chaque expédition ! On ne peut pas terminer cette mise à jour sans une photo d'un cheval, c'est la moindre des choses. Quelques news du petit Roi qui, à ce jour n'a plus de pansement. Sa jambe n'a pas mal évolué mais la fibrose existante ne se résorbera jamais et notre Roi de Coeur devra vivre avec un "poteau". Il ne sera jamais monté mais pourra vivre agréablement car il se déplace avec aisance au trois allures. Il reste néanmoins un très beau cheval câlin et particulièrement intelligent. Je pense le faire castrer ce printemps pour qu'il puisse aller dans les parcs avec ses congénères, la vie sera plus drôle ! Quelle chance, les dons en lignes, ça fonctionne ! Alors merci à nos quelques fidèles qui ont donné l'exemple, espérons qu'ils seront copier ! Merci à tous. P.S. J'ai été surprise d'entendre une internaute dire que les photos sur notre site étaient trop petites ! Vous avez tous compris qu'en cliquant sur les mini-photos elles devenaient, par enchantement, beaucoup plus grandes ! |
le 15 mars 2007 Manifestation unitaire 24 mars 2007 à Paris Les associations françaises unies pour défendre les animaux ! Parce que l'union fait la force et parce que l'année 2007 sera celle du renouveau pour la France (élections présidentielles puis législatives), les associations françaises de défense des animaux se sont unies pour présenter leurs revendications à l'ensemble des candidats. Un rassemblement national est prévu le samedi 24 mars 2007, place du Panthéon, afin de rendre visible l'action unitaire des associations et présenter le manifeste commun, qui sera remis aux différents candidats, portant sur : le commerce des animaux de compagnie, la condition des animaux de ferme, l'exploitation des animaux sauvages, les abus de la chasse, les combats d'animaux, l'expérimentation animale, la fourrure, le végétarisme... SAMEDI 24 MARS 2007 PLACE DU PANTHEON A 14 HEURES Métro : ligne 10, stations Maubert-Mutualité et Cardinal-Lemoine Bus : lignes 21, 27, 38, 82, 84, 85, 89 RER : ligne B, station Luxembourg En voiture : boulevard Saint-Michel et rue Soufflot L'affiche de la manifestation, cliquez ici. Nous mêmes ne pourrons pas nous rendre à cette manifestation et nous en excusons mais nous espérons que les manifestants seront très, très nombreux et que cet événement sera un succès ! |
le 10 mars 2007 Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude, mais nous sommes cette fois encore en retard pour les nouvelles. Il faut dire que les dernières semaines ont été particulièrement chargées. Non seulement les enquêtes sur les chevaux ont été nombreuses mais en plus il nous a fallu démêler plusieurs affaires quelque peu sordides au niveau des chiens et des chats. Notre département, comme certainement beaucoup d'autres, abrite ce qu'on pourrait appeler des refuges-mourroir. Deux mots qui ne vont pas très bien ensemble, et pourtant ça existe ! Pour le premier, c'est Michelle, notre déléguée enquêtrice qui a fait le plus gros travail avec quelques bénévoles et la déléguée de la Fondation Bardot ; un endroit sordide près de Nîmes où les animaux étaient en état d'abandon. Une cinquantaine de chats côtoyait plus de vingt chiens au milieu de détritus multiples et variés, sans soins vétérinaires et à peine nourris. Si l'état des chiens pouvait être qualifié de passable, celui des chats était catastrophique : maigreur jusqu'à la cachexie, maladies en tous genres et des plus graves. L'euthanasie de certains a du être pratiquée sur-le-champ par un vétérinaire. D'autres étaient déjà morts dans les conditions que l'on peut imaginer et une douzaine de cadavres a été découverte, laissant nos bénévoles sans voix. La Direction des Services Vétérinaires ayant été alertée, elle a su prendre les mesures nécessaires en demandant d'autorité la fermeture du refuge, tout en laissant carte blanche aux associations pour s'occuper de placer les animaux. Certes cet endroit nous a paru à toutes et à tous une véritable "poubelle" mais ce qui nous attendait dans l'autre pseudo-refuge était mille fois pire ! Merci à toute l'équipe de bénévoles qui ont fait un travail de nettoyage extraordinaire et font en sorte d'assurer la survie des animaux. Je n'ai pas de photo. Quant à la deuxième enquête dans les Cévennes profondes, je ne sais si je vais arriver à trouver les mots pour qualifier les conditions dans lesquelles étaient détenus les animaux et l'odeur qui y régnait. Les photos viendront à mon secours ! J'avoue que je n'avais jamais vu de telles horreurs. Nous avons débarqué le vendredi 2 mars avec le directeur de la D.D.S.V., la directrice de la S.P.A., les employés de la fourrière dans une propriété ressemblant comme deux gouttes d'eau à une déchetterie . . . mal rangée ! Une vieille dame vivait là dans une insalubrité évidente entourée de 40 chiens et quelques chats dont l'état de certains étaient catastrophique. Les animaux n'étaient nourris qu'avec des déchets et des os destinés à l'équarrissage, sans jamais voir un vétérinaire, souvent attachés ou incarcérés dans des cabanes ou dans l'habitation de la propriétaire. Les chats étaient, pour certains confinés dans des cage-niches, les autres étaient enfermés dans une pièce sordide où s'entassaient les cadavres, d'où nous avons sortis trois chatons d'environ six mois dénutris, déshydratés mais vivants. Ouf ! Il était temps. Plusieurs chiens atteints de leishmaniose (maladie mortelle dont le vecteur est le phlébotom qui sévit dans les régions du sud ) ont du être malheureusement, euthanasiés. La capture des chiens a été difficile et ça a été pour moi une épreuve plutôt douloureuse. Ces animaux ne voyant personne étaient très craintifs, et l'intervention de la fourrière a été indispensable. Si certains nous ont paru agressifs c'est, je pense seulement par peur. A ce jour il reste encore 8 ou 9 chiens sur le site que je vais nourrir chaque 2 jours mais l'apprivoisement reste réservé. J'espère que nous pourront régler le problème dans la semaine prochaine. Ces quelques photos vous donnent une toute petite idée de l'opération ! Nous avons enjambé des centaines d'objets hétéroclites même quelques fois dangereux essayant de nous frayer un passage pour attraper les chiens, respirant une odeur pestilentielle de charogne, viande avariée et excréments. Le pire a été l'entrée dans l'habitation où des chiens étaient enfermés dans des conditions indescriptibles. Nous sommes repartis dégoûtés, choqués, et couverts de puces. Une des plus épouvantable journée que je n'ai jamais connue ! Je ne peux que louer M. Jean-Louis Blanc directeur de la D.D.S.V. qui s'est montré une fois de plus, un homme de terrain. Il a passé la journée avec nous et nous a prouvé son efficacité car l'affaire était plus que compliquée et il nous fallait bons nombres d'autorisations. Je vous donnerai des nouvelles des animaux dans la prochaine mise à jour, mais ne vous inquiétez pas tout sera fait pour le mieux, les associations de protection animales locales ont répondu présentes et les animaux restant seront accueillis dans notre refuge où nous allons dare dare improviser quelques structures. Ne voulant pas rester sur une si triste note, je pense que les quelques très belles photos d'Amanda seront les bienvenues. Les nouvelles sont fraîches et Amanda est magnifique ! Il faut tout de même que je vous dise deux mots sur l'histoire de la belle Amanda. Elle est arrivée chez nous l'hiver 2004-2005 dans des conditions très particulières. Un jour, Cécile notre vétérinaire m'explique qu'elle vient de refuser d'euthanasier une pouliche de 2 ans d'un élevage de chevaux portugais. Certes, l'animal était en très mauvais état, maigre, couverte de galle et présentant des difficultés de locomotion, tant et si bien qu'on la croyait ataxique. Mais je connais bien ce genre de handicap possédant déjà quelques chevaux qui en sont atteints et, un de plus, ça ne me faisait pas vraiment peur. Cécile a donc fait le nécessaire auprès des propriétaires pour qu'ils nous la cèdent, purement et simplement. Aussitôt dit aussitôt fait Amanda est arrivée au refuge un beau matin d'hiver très froid. Elle a immédiatement fait l'objet de soins attentifs, mais elle ne connaissait que le pas. Lors de ses sorties au paddock jamais elle ne trottait ni ne galopait exactement comme nous l'avait expliqué les propriétaires. Une fois les pathologies traitées, je l'ai bourrée de vitamines et nourrie avec le meilleur foin et des aliments haut de gamme. Petit à petit son poil est devenu brillant, ses formes ce sont arrondies et ses jambes se sont mises à fonctionner de mieux en mieux jusqu'au premier trot. Pour moi c'était un miracle, et le premier galop, un aboutissement ! Elle était devenue une pouliche normale, magnifiquement constituée et son placement à l'adoption n'était pas un problème. Elle est donc partie en famille d'accueil et fait la joie de Karine, qui nous a envoyé ces dernières photos. Encore une histoire triste qui finit bien ! On pourrait appeler ça une résurrection ! Je sais que certains d'entre vous attendent des nouvelles de la santé de nos gourmeux. J'espère pouvoir dire que nous sommes en train de vivre notre dernier cas (touchons du bois ! ) avec le petit Quorum qui est encore très abattu mais demain son abcès sera suffisamment mûr pour l'inciser et à mon avis ça ira déjà beaucoup mieux. Roi de Coeur est pratiquement guéri, Quimper est en bonne voie quant au trente autres qui ont été malades les voilà en pleine forme. Nous avons vraiment vécu une sacré galère avec cette gourme et je souhaite qu'avec le printemps, elle disparaisse aussi vite qu'elle est venue. Je sais que cette année a été particulièrement propice à cette bactérie qui a surtout sévit dans la moitié sud de la France. J'ai une question à vous poser. Est-ce que vous seriez choqués si, à l'impromptu, je vous envoyais un petit appel aux dons ? Je sais, je n'écris pas beaucoup, je mets un temps fou à répondre aux courriers et même à dire "merci", mais le coeur y est, et les difficultés financières aussi. Dernièrement, vous avez peut-être vu un flash back des "best of collector" de Trente Millions d'Amis, avec la remise d'un chèque de trois mille euros. Sachez que c'est une vielle histoire, mais quand même une belle histoire ! A ce jour nos comptes sont minables et, s'il vous reste trois sous en fin de mois, n'hésitez pas à nous les faire parvenir, ils seront croyez moi bien employés. Au fait, savez-vous que pour faire vivre le refuge et payer nos salariés, il nous faut pratiquement mille euros par jour. Je sais, c'est fou, mais c'est comme ça et, quand les dettes s'accumulent j'ai beaucoup de mal à dormir la nuit. Ici, ça n'est pas un refuge-mourroir et les animaux n'ont jamais manqué de quoi que ce soit, devrais-je me faire couper en morceaux ! Nous croisons les doigts pour la semaine prochaine, le délibéré de l'affaire de Corrèze étant pour le vendredi 16. Il est trop tard pour notre minute de politique mais vous ne perdez rien pour attendre ! A bientôt. |
le 17 février 2007 Comme vous avez pu le remarquer, nous n'étions pas au rendez-vous le vendredi 9, et pour cause ! C'était bien sur le jour "j" à la cour d'appel de Limoges comme je vous l'avais annoncé, pour l'affaire Perrier de Corrèze. Nous avons vécu une audience extrêmement pénible qui a duré jusqu'à midi et dont je suis sortie excédée. Comme vous le savez peut-être, ce sont les parties civiles qui s'expriment en premier et la défense en dernier. Lors de la prise de parole de la Cour en la personne de son Président, au vu des questions posées au prévenu, j'ai eu très vite l'impression que le problème avait été cerné dans le bon sens. Le réquisitoire de l' Avocat Général m'a paru aussi très satisfaisant. Il a soulevé les nullités invoquées par la partie adverse, faisant en sorte de les réduire à néant, exercice dont notre avocat Maître Massal ne s'était pas privé. Là où l'audience est devenue insupportable c'est lors de la prise de parole de Maître Labrousse, avocat du prévenu. Alors que la Cour avait longuement statué sur le fond le défenseur s'est appesanti longuement sur les nullités. Sachant que certains vices de procédures peuvent être fatals, autant vous dire que j'étais dans mes " petits souliers ", car lorsque les avocats sentent leur client acculé c'est bien sur une porte de sortie. Le reste de sa plaidoirie a été basé sur des mensonges, des propos diffamatoires et des récits complètement rocambolesques qui n'ont rien à voir avec la réalité. Je cite : " Les chevaux ont été embarqué à coup de pieds, à coup de bâton, à coup d'aiguillons électriques, dans des camions pourris où les chevaux se sont blessés. Les gendarmes étaient armés de mitraillettes comme si on recherchait un assassin dans le village." Puis il a posé son client en victime dont ces vilains protecteurs d'animaux voulaient la peau oubliant l'être humain anéanti par des associations avides de " fric ". Pas facile de garder son sang froid, quant on sait que nous avions mit tous les atouts de notre coté en sollicitant avec One Voice les magnifiques camions de la société Trans Horses équipés de vidéo, de box individuels pour les chevaux fragiles ou les mères suitées, ceci dans le plus grand confort. Il y avait aussi le camion de notre ami Jacques tout aussi bien équipé ainsi que mon van bien aux normes où nous avons chargé une jument squelettique avec son poulain. Quant aux gendarmes ils étaient là pour faire la circulation et superviser dans le calme le plus complet. Bien sûr il nous faudra attendre le 16 mars pour connaître le délibéré de la Cour d'Appel de Limoges et je ne manquerai pas de vous tenir au courant. Je tiens à préciser que tous les chevaux sont arrivés au refuge en bonne forme et sans une égratignure. Pour passer à un autre sauvetage très spectaculaire et particulièrement émouvant, vous allez pouvoir visionner la vidéo du troupeau de poneys islandais coincé sur une minuscule lande de terre au milieu de l'eau glacée, début novembre 2006 en Hollande et dont 18 son malheureusement morts noyés. Il me plaît de faire remarquer que se sont quatre femmes qui sont à l'origine de ce sauvetage et qu'elles n'ont pas eu peur de rentrer dans l'eau glacée avec leurs chevaux. Je me permettrai de dénoncer ces élevages plus ou moins sauvages sur les îles salines riches en nourriture mais particulièrement dangereuses de part leur situation et les intempéries qui chaque année provoquent la noyade d'un nombre considérable de chevaux . video.google.nl/videoplay Je ne peux fermer ces nouvelles sans vous tenir au courant de l'évolution de cette maudite gourme. Chaque fois que je dis sur le site " ça va mieux ! " , le lendemain j'ai au moins deux nouveaux cas avérés. Donc, ça ne va pas mieux et je continue à passer mes journées au rythme des soins et des piqûres et j'avoue que ça commence à me rendre folle ! Même notre vieux Sultan n'a pas été épargné et, à 45 ans, ça a été particulièrement dangereux. J'ai vraiment cru que nous allions le perdre, mais non, il se remet doucement mais sûrement. Les poulains sont aussi très vulnérables et bien sûr pas du tout immunisés car ils ne l'ont jamais eue. Ils font l'objet de soins intensifs et d'attention permanente. Vivement la fin, sinon je vais craquer ! Sultan et son terrible abcès de gourme et ses genoux bien arthrosés ! A ce jour je pense qu'il est sauvé. Qhaled et Quimoun qui sont en fin de gourme n'ont pas perdu un gramme grâce aux bons soins et ils ont retrouvé la pêche ! |
le 2 février 2007 Depuis le début de la semaine dernière, l'hiver, le vrai, a fait son apparition avec des températures négatives jusqu'à moins six. Certes, un hiver doux, c'est bien agréable, mais, dans notre cas les températures très positives continuaient à favoriser nos vilaines bactéries et nous espérons que ce coup de froid va les anéantir. Nous avons tout de même eu quelques nouveaux cas de gourme ou de trachéïte mais il semble que ça commence à se calmer. Les heures de soins diminuent mais le travail augmente car il faut mettre plus de couvertures le soir. Tous les chevaux n'ont encore pas mis " leur fourrure d'hiver " et il vaut mieux prévenir que guérir ! Le gros inconvénient du gel c'est que la boue ne peut pas sécher malgré le beau soleil. Le matin le sol est dur comme du béton et le dégel ne dure que quelques heures avant la nuit. On ne peut pas tout avoir ! Défilé de mode automne-hiver 2006/2007 ! Un coucou de Lunes pour ses inconditionnelles, elles se reconnaîtront. Lui, n'a pas oublié de mettre son poil d'hiver malgré la bonne couche de gras qui lui tient déjà bien chaud !  Un bonjour malin de nos" petites terribles " dont l'éducation nous donne un peu de fil à retordre ! Une photo au soleil. . . l'autre à l'ombre ! Dans les bonnes nouvelles, une adoption qui se passe bien avec photos à l'appui ( clin d'oeil aux adoptants qui n'en envoient pas ! ! ! ) , notre Péma avec sa nouvelle maman Amandine. Partie du refuge encore pouliche, Péma est aujourd'hui montée comme une grande. Nous avons tous en mémoire l'effroyable saga des loups et beaucoup d'entre vous aimeraient en avoir des nouvelles. Rassurez-vous tout va bien, comme nous l'avions signalé ils sont en Bretagne où ils coulent une paisible retraite. Nous remercions encore Thierry et Willy qui s'en occupent merveilleusement et qui, eux aussi, donnent régulièrement des nouvelles. Tous vont très bien et Alpha n'est pas en reste malgré sa balle dans la tête qui n'a pas l'air de bouger. Il m'est difficile de parler de mes " pt'its loups " sans penser aux autres qui ont été lâchement et sans raison, abattus par les gendarmes. Ca fait partie des très mauvais souvenirs .  Notre Alpha borgne, Wildy, Toundra et Québec. N'oublions pas notre ponctuelle minute de politique. Dernièrement, nous avons parlé de Ségolène Royale et son goût pour la corrida et j'ai reçu quelques rappels à l'ordre à propos de Nicolas Sarcozy qui paraîtrait avoir les mêmes idées en la matière que son ennemie numéro un ! Il est certain que j'avais déjà eu vent de cette information mais, n'en ayant aucune preuve, je m'étais abstenue. Nous avons un écrit concernant les dires de madame Royale, mais nous n'avons que des "on dit" pour monsieur Sarcozy. De toutes façons, en ce qui concerne les animaux on ne sait pas vraiment de quel côté se tourner, c'est bonnet blanc et blanc bonnet ! Pendant l' année où Dominique Voinet était ministre je ne l'ai pas entendue parler des animaux et de leur protection et encore moins des refuges en difficultés. Quant à la corrida, elle a très bien su esquiver le problème tel le toréador évite le taureau. J'avoue avoir été bien déçue et ne plus savoir à qui faire confiance. Le seul qui se soit impliqué haut et fort il y a déjà quelques années, c'est l'infatigable Antoine Wechter qui s'était même déplacé jusqu'à notre premier refuge et s'était positionné clairement contre la chasse et la corrida. Merci Antoine d'avoir ce courage, celui de vos opinions. A la semaine prochaine ! |
le 19 janvier 2007 A ce jour, les problèmes de gourme ne sont pas encore tout à fait résolus. Si certains chevaux sont guéris, nous avons eu malheureusement de nouveaux cas, mais il semble que la bactérie est de moins en moins virulente. C'est toutefois encore une belle galère ! En plus, il nous faut terminer les sevrages car les poulains ont largement passé six mois et il faut laisser les mamans se remettre. Vous avez bien sûr compris qu'il s'agit des poulinières corréziennes dont vous connaissez déjà l'histoire. Lorsqu'elles étaient en Corrèze, les pauvrettes gardaient leur poulain sous elles alors qu'elles étaient à nouveau gestantes, et ceci, sans soins et sans nourriture. On a pu voir le résultat ! Mais ici ça ne se passe pas comme ça et, non seulement les juments n'ont pas été ressaillies mais elles sont libérées de leurs petites progénitures épuisantes, ce qui permet une remise en état relativement rapide malgré la misère physiologique dans laquelle elles sont arrivées. Voici 2 exemples frappants. Poulinière gestante en Corrèze La même qui a mis bas, en pleine forme au refuge. Spectaculaire, hein ! Poulinière suitée en Corrèze La même quelques mois après au refuge. Pas mal non plus ! Sa pouliche sur le terrain La même, sevrée, en excelent état et sociabilisée. Ces quelques images, c'est vraiment notre récompense et...nous en avons une kyrielle ! Ca compense un peu la perte de nos chevaux vétérans qui, cette année 2006 nous ont quitté à jamais et laissent un grand vide. La mort c'est malheureusement aussi la vie du refuge. Un petit clin d'oeil de nos gros lourds : Gigolo est toujours en convalescence suite à son phlegmon de la cuisse mais il va beaucoup mieux et nous espérons pouvoir le faire castrer d'ici peu de temps. Quant à Justin et Jasmin, qui eux sont déjà castrés, nous avons tenté de les rapprocher pour pouvoir les mettre ensemble dans un parc. Deux ex-étalons qui ont passé leur vie à saillir en liberté et qui restent malgré tout de même un peu chauds, ça n'est pas évident de leur expliquer qu'il va falloir cohabiter en bonne intelligence. Oh ! Surprise, le premier " lâché " ensemble s'est merveilleusement passé. A peine quelques couinements, quelques jets d'antérieurs, rien de méchant, et nos 2 compères sont partis au galop. Justin a pris le commandement et Jasmin l'a accepté. Depuis, ils ont changé de parc et vivent dans un grand espace. Ouf ! C'est quand même mieux que le box et le paddock de détente ! Savez-vous que Grand-Roux, notre chat vétéran, rentre dans sa 22éme année ? En effet, notre minou-ancètre, aura 22 ans cette année 2007 et il nous bluffe chaques jours par son appétit et sa grande forme. Il aime se faire bronzer à la buvette du refuge avec son grand ami Léon, notre paon-mascotte. Nous lui souhaitons encore beaucoup d'années parmi nous ! |
le 12 janvier 2007 Malgré le temps passé aux soins de nos "gourmeux", nous trouvons, Dany et moi un moment pour mettre à jour le site car nous savons que beaucoup d'entre vous y portent un réel intérêt. Il faut dire que 3 à 4 heures de soins sont nécessaires à nos malades chaque jour en plus du travail habituel qui est déjà conséquent. Depuis 2 jours nous n'avons pas de nouveau cas avérés et j'espère que nous allons bientôt voir le bout du tunel ! Déjà quelques chevaux sont complètement guéris et les autres sont en bonne voie. Réflection faite je me suis aperçue que nos chevaux qui sont au refuge depuis longtemps et qui, de ce fait, ont une alimentation haut de gamme et des soins appropriés d'une façon régulière, n'ont pas attrapé la gourme malgré leur grand âge, pour certains. Les seuls qui ont été trés vite contaminés sont, (je vous le donne en mille ! ), les chevaux de l'élevage de Corrèze qui sont arrivés dans l'état de misère physiologique que vous avez pu constater quelques temps avant, et dont les carences ont eu un impact important sur les défenses immunitaires. Par contre les poulains ( de ce même élevage ) nés chez nous et parfaitement nourris et soignés n'ont rien attrappé et sont en pleine forme. Ouf ! Quant aux poulains d'un an arrivés au refuge couverts de dermatophylose et squelettiques, ils ont un peu plus de mal à se remettre et les soins sont beaucoup plus longs que pour les autres chevaux. Pourtant ils ont énormément changé et sont maintenant tous ronds, ce qui me donne bon espoir pour une guérison que j'espère rapide. Je précise que ma réflexion a été comfortée par mes vétérinaires. Vous avez probablement remarqué que quelques élections se profilent à l'horizon ! J'ai bien l'intention de faire quelques commentaires tout en restant dans mon domaine : la protection animale. Nous savons tous que cette même protection est toujours oubliée par nos hommes et femmes politiques et que nous, qui nous démenons pour défendre les animaux, aimerions bien avoir un interlocuteur au gouvernement, genre "un secrétaire d'état à la protection animale ! " Aujourd'hui j'aimerai vous faire part d'une déclaration de Ségolène Royal dans le journal " La Provence " du 06/11/2006. Elle y a dit : " La corrida est un spectacle magnifique. Je comprends la passion de ceux qui s'enthousiasment pour cela. " Ceci se passe de commentaires, quelques photos vous rappelleront les horreurs générées par cette " passion ". Pour ma part, je me demande comment on peut se distraire de la souffrance, de l'agonie et de la mort d'un animal ou d'un être vivant quel qu'il soit. Ce jeune cheval destiné à toréer dans l'arène, a été élevé au millieu des toros de combat pour l'habituer à ces animaux. Mais un jour il a tout simplement été encorné par un de ceux qui partageaient son parc. Je ne suis pas sûre qu'il soit un jour apte à rentrer dans une arène après avoir été aussi profondément mutilé. A vous de juger, la corrida commence bien avant... la corrida ! ! ! Et il y a aussi l'après corrida ! ! ! Merci à Cheval Magazine pour cette triste mais utile information De l'humour, comme je l'aime ! Dommage que la royale Ségolène ne surf pas sur notre site ! ! ! Avant de passer à d'autres horreurs, nous vous proposons quelques photos rassurantes de nos grosses, mi-thon, mi-jument ( ! ! ! ) complètement ingérables de par leur sauvagerie naturelle, mais en excellent état, vous pouvez juger par vous même. Photos de notre amie Claire...Merci Claire ! On ne vous a jamais raconté l'histoire d'Adès, jeté d'une voiture, au portail du refuge. J'ai vu partir la dite voiture mais n'ai pas eu le temps de relever le numéro. Adès était trés trés maigre et nous l'avons acceuilli et remis en état. A ce jour il a été adopté par Jo, un de nos salariés et passe le plus clair de son temps avec nous. Comme vous allez voir, il s'est bien habitué au chat et fait d'énormes calins à Mireille et Siroco. L'enfant terrible est presque éduqué ! J'aimerai vous parler de ce pauvre cheval camarguais trés atteint par un mélanome dont les effets sont spectaculaires. Certes il n'y a pas de vrai traitement contre ce cancer de la peau mais toutefois il est possible, avec des soins quotidiens et minutieux, d'en atténuer les conséquences. Ce pauvre cheval vit dans une casse de caravanes, de véhicules en tous genres,de lavabos, bidets etc, à St Laurent d'Aigouze, et ses yeux pleins de pu nous prouvent un manque de soins évidents. J'ai reçu beaucoup de mails à propos de cette affaire, et rassurez vous, je m'en suis occupée. La D.D.S.V. ( Direction Départementale des Services Vétérinaires )que j'ai alertée, n'a aucun recours ( aprés enquête ) car le propriétaire a pu prouver que le cheval en question était suivi par un vétérinaire qui a affirmé prodiguer les soins nécessaires. Pour ma part, je considère que si le cheval était soigné il n'y aurait pas tant de pu dans ses yeux. Actuellement, sur ma demande, le directeur de la D.D.S.V, en qui j'ai la plus grande confiance, essaie de persuader le propriétaire de confier l'animal à qui pourrait s'en occuper avec plus de détermination. L'état général du cheval n'est pas catastrophique mais il est certain que les soins laissent à désirer et que la vie du petit camarguais pourrait bien être améliorée. |
le 5 janvier 2007 Aprés ces fêtes mouvementées, et pour cause, il est temps de présenter à tous nos internautes préférés, nos voeux les meilleurs pour cette année 2007 qui a très mal commencé pour nous. En effet j'étais allée un peu vite en besogne en vous annonçant dernièrement que cette vilaine maladie appelée gourme nous semblait définitivement enrayée. Malheureusement, il n'en est rien et en cadeau de Noël nous avons eu la surprise de découvrir quelques chevaux montrant des signes inquiétants. Ils ont bien sûr été immédiatement rentrés en box et j'ai commencé les soins sans tarder. Depuis, c'est la galère, nous en sommes à notre 7eme cas et j'avoue que c'est particulièrement lourd et contraignant sans parler du stress aussi bien le jour que la nuit. En effet comment bien dormir en pensant qu'au matin un nouveau cheval sera peut-être malade ? Mais n'ayez aucune inquiètude, si la gourme peut être mortelle vous savez qu'ici les animaux sont bien soignés et déjà nous en avons trois qui sont complètement guéris. Vous l'avez certainement compris c'est à Soleil et Pomponette que nous devons ces moments pénibles, mais plus particulièrement à leur maquignon de propriétaire, sachant bien que chez ces gens là on a plus de chance d'attraper des maladies infectieuses qu'autre chose. Je crois que, malheureusement, Soleil et Pomponette seront les derniers rescapés des foires, le risque étant trop important. Il nous reste a croiser les doigts et espérer une éradication rapide de cette vilaine épidemie. Mais quel plaisir de vous donner quelques bonnes nouvelles. Tyson se remet merveilleusement de son état de misère physiologique, il ressemble maintenant à un vrai Dogue de Bordeaux et, depuis 2 jours, a trouvé une famille d'accueil dans la région proche où il est chouchouté et va continuer à prendre les kilos qui lui manquent encore. A la dernière visite vétérinaire, ce dernier n'en croyait pas ces yeux en découvrant le nouveau Tyson 15 jours après. Il avait pris 15 Kilos et montrait une joie de vivre frisant l'exubérance ! Il faut dire que je m'en suis particuliérement occupée et lui ai consacré une grande partie de mon temps, de "trés tôt le matin à très tard le soir". C'est une grande satisfaction pour moi et tous ceux qui l'ont vu évoluer, ça ressemble un peu à une résurection et on peu dire que son cadeau de Noël a été tout simplement " la Vie ". Je tiens à remercier l'association " SOS Dogues de Bordeaux " qui a montré son dévouement et son efficacité tout au long de la convalescence de Tyson. Bien qu'un peu triste de ne plus l'avoir avec moi, je suis très heureuse qu'il ait pu trouver une bonne famille, mais aussi soulagée, car étant donné les derniers évènements je suis particulièrement débordée. Bonne chance et longue vie à notre protégé. Siroco, notre peluche préférée profite bien, il est drôle, facétieux et cabotin ! " j'y crois pas, il m'ont mis un licol de fille ! " dixit Siroco Un clin d'oeil de River à Dominique et Gilles " j'étais un peu maigrelet mais à ce jour me voilà rond comme une bille, mais toujours farfelu ! " On n'adopte pas que les chiens au refuge de Paula ! Nebraska a été adoptée par une famille proche de chez nous où elle a été heureuse pendant plus de 2 ans. Mais derniérement, le terrain en location sur lequel elle vivait est passé constructible et il n'y avait plus de possibilité de garder Nébraska. Comme le contrat d'adoption le stipule, elle devait réintégrer le refuge ! Certes, il eut été moins traumatisant pour elle d'aller directement dans une autre famille d'accueil sans passer par la case départ. Aussitôt dit, aussitôt fait ! J'amène Chloé accompagnée de ces parents voir la petite Nébraska et ce fut le coup de foudre. Câline, douce, elle n'a mis que quelques minutes pour conquérir le coeur de la famille Travers et, quelques jours après, je transportais Neby dans sa nouvelle demeure tout prés d'Avignon où elle était attendue impatiemment.Connaissant parfaitement les nouveaux adoptants je suis ravie de ce dénouement et je sais que Nébraska sera la plus heureuse, malgré le changement. Elle a sur place un copain super sympas qui s'appelle Minos et ...ils sont déjà comme 2 larrons en foire ! Mais ce n'est pas tout ! Deux autres jument ont aussi eu le bonheur d'être accueillies dans une autre super-famille. C'est Marie-Laure qui a adopté ce dernier mois de décembre, Goussa et Chiquita, seulement pour l'amour car ces 2 juments ne sont pas montables et ont déjà un certain âge. Je sais, Goussa a 2 marraines mais je suis certaine qu'elles comprendront que, si les chevaux sont plutôt bien au refuge, ils sont encore mieux dans une famille. Elles pourront si elles le désirent parrainer un autre cheval, heureuses de savoir que leur filleule est aimée et chouchoutée. Goussa faisait partie des pionnières de l'association, c'était ma première saisie judiciaire et j'y étais particulièrement attachée. Aujourd'hui je sais que son bonheur est dans l'autre pré ! Les 2 juments sont superbement installées dans de jolies structures et sur des immenses prairies. Elles ont trouvé sur place une nouvelle copine, la jument de Marie-Laure avec qui elles s'entendent merveilleusement bien. Voilà d'excellentes nouvelles ! Goussa saisie par le parquet d'Alès en 1992. Elle vient d'arriver au refuge ! Goussa et Chiquita dans leur nouvelle famille avec leur tout aussi nouvelle amie. |