discutez sur l'équitation le cheval avec des milliers de cavaliers passionés, de disciplines équestres, les Race, les Maladie
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Par nature, le cheval est un animal coopératif et gentil. Mais un accident, un traumatisme, la brutalité ou l´incompréhension génèrent chez lui la peur et le stress. Ceci peut le rendre difficile: il refuse d´avancer, il ne se laisse pas seller, il fait demi-tour à la première occasion, il se cabre, il mord méchamment........
Si vous avez un tel cheval, réfléchissez sur les raisons possibles d´un tel comportement:
1) A-t-il été dans le passé maltraité ?
Un cheval battu et rudoyé qui a souffert d´un manque de soins est traumatisé. Il a en général peur de tout. Il faut du temps, de la patience, de la douceur et parallèlement une certaine fermeté pour remettre en confiance un cheval traumatisé.
2) Manque de respect ?
Au début, il était mignon et vous riiez de ses facéties. Mais très vite, il s´est cru tout permis: il vous marche sur les pieds, vous mordille, vous bouscule en sortant de son box. Dans ce cas, une rééducation du cheval mais aussi de son cavalier s´impose. Le cavalier doit se faire respecter , oui mais, sans violence.
3) A-t-il peur ?
Lorsqu´un cheval a peur, il n´a plus qu´une idée en tête: faire demi-tour et fuir. L´attitude la moins adéquate serait de le corriger. Plus le cavalier l´éperonne ou lui donne des coups de cravache et plus le cheval a peur. En effet, puisque la cause de sa frayeur entraîne des coups, il a raison d´avoir peur!
Ce cercle vicieux doit être interrompu à grand renfort de patience, de douceur et avec l´aide éventuelle de personnes expérimentées.
4) A-t-il mal quelque part ?
Si votre cheval se défend, rue, tire sur son mors, refuse de s´incurver ou semble toujours de mauvaise humeur, ceci peut être les signes qu´il a probablement mal au dos, ou alors qu´il souffre d´arthrose ou même qu´il peut avoir un problème dentaire. N´hésitez pas à faire appel au vétérinaire, même s´il ne présente pas de blessure apparente. Celui-ci observera sa locomotion, examinera sa bouche pour un contrôl des dents et éventuellement complétera le tout par un examen sanguin.
Ne négligez pas non plus l´avis de votre maréchal-ferrant.
Interrogez-vous également sur votre manière de faire travailler votre monture. Peut-être que son entraînement n´est pas suffisamment progressif. Par exemple, si vous ne montez presque pas pendant la semaine et que votre cheval reste la plupart du temps au pré, il n´est pas conseillé d´aller faire un concours le week-end, sans l´avoir avant réellement entrâiné. De la même manière, il faut penser à travailler sa souplesse, sa résistance et son endurance avant de lui demander par exemple des changements de pied, des traversales ou de sauter des obstacles.
5) Est-il stressé ?
Votre cheval peut aussi s´ennuyer car il manque de contact avec les autres chevaux. Rien n´est plus important que le contact social entre chevaux. Pour lui rendre son équilibre mental, il faut aussi briser la monotonie en le lâchant par exemple au paddock et en lui laissant choisir un voisin de box avec lequel il a des affinités.
6) la communication passe-t-elle bien ?
Si le cavalier a encore des problèmes d´équilibre et de placement des aides, il est fort probable que le cheval ne comprenne pas ce que l´on attend de lui. Il ne se concentre plus, peut paniquer et même devenir rétif. Le cavalier doit alors se remettre en question et reprendre le travail de base. Parallèlement, il est bon d´accorder régulièrement au cheval du repos en le mettant au pré.
Certains couples sont bien assortis alors que d´autres ont des personnalités incompatibles. Un jeune cheval, tel qu´un anglo-arabe, très vif a besoin de beaucoup travaillé et ne conviendra pas à un cavalier qui débute et qui ne peut monter que deux fois par semaine. De même qu´un cheval très près du sang n´est pas à mettre entre toutes les mains. Bien que ce soit difficile à accepter, la solution consiste à changer de monture. Cela est préférable à la fois pour la sécurité du cavalier mais aussi pour le bien-être du cheval.
Conseils
-si un cheval est vraiment rétif, il est conseillé de le confier à un cavalier professionnel ou de faire confiance à un représentant de l´équitation éthologique car un amateur n´apprendra jamais à monter convenablement avec un cheval difficile.
-il est bon à rappeler ce que répétait inlassablement le grand maître portuguais Nuno Oliveira: „Ce n´est pas le serrage de la gourmette ni un usage des éperons de plus en plus méchant qui résoudront les problèmes. Le bon cavalier n´est pas celui qui, rencontrant une difficulté, une résistance, emploie la violence et la brutalité, mais sait revenir en arrière, aux exercices préparatoires."
-une autorité ferme et énergique excluant toute forme de brutalité et l´usage de la diplomatie et des récompenses, de la douceur et du calme résout à la longue les problèmes.